Avec près de 195 000 points de recharge ouverts au public en France fin avril 2026, le réseau progresse, mais le rythme d’installation ralentit. Les conducteurs de véhicules électriques ne peuvent plus compter uniquement sur les infrastructures publiques, surtout quand leur quotidien passe par un parking d’entreprise ou un garage privé. Pour les professionnels, la question n’est plus de savoir s’il faut s’équiper, mais comment le faire sans plomber son budget d’investissement.
La location, une réponse directe à la fin des aides à l’achat
Le contexte a changé brutalement depuis le début de 2026. Le crédit d’impôt pour l’installation d’une borne à domicile a pris fin au 31 décembre 2025. Le programme Advenir, qui subventionnait l’installation de bornes pour les entreprises, a quant à lui exclu les professionnels de son périmètre au 1er janvier 2026. Résultat : les entreprises qui voulaient s’équiper en bénéficiant d’un coup de pouce financier doivent désormais trouver une autre approche.
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C’est précisément là que la location de borne électrique de recharge prend tout son sens. Plutôt que d’immobiliser du capital dans un achat, l’entreprise transforme la dépense en charge mensuelle prévisible. À titre d’exemple, une borne peut se louer à partir de 19,99 € HT par mois sur 60 mois, avec des frais d’installation compris entre 683 et 1 072 € HT selon la configuration du site. La maintenance et la supervision sont facturées en complément, mais restent intégrées dans un contrat global, ce qui évite les mauvaises surprises. Ce modèle est particulièrement adapté aux entreprises locataires de leurs locaux, qui ne souhaitent pas investir dans un équipement qu’elles ne pourront peut-être pas emporter.
Une obligation légale qui ne laisse plus beaucoup de marge
Au-delà du calcul financier, la loi LOM contraint de nombreuses entreprises à agir. Depuis le 1er janvier 2025, les bâtiments tertiaires disposant d’un parking de plus de 20 places doivent être équipés d’au moins une borne de recharge, soit 5 % des places minimum. Un nouveau palier est entré en vigueur en juillet 2026 pour les parkings de plus de 10 000 m². Les contrevenants s’exposent à des amendes allant de 20 000 à 40 000 euros. Par ailleurs, toute borne dépassant 3,7 kW doit être installée par un professionnel certifié IRVE, sous peine de non-conformité assurantielle.
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Sur le plan fiscal, un avantage reste en vigueur : la mise à disposition d’une borne sur le site employeur est évaluée à 0 € d’avantage en nature jusqu’au 31 décembre 2027. Pour les salariés qui rechargent leur véhicule de fonction au bureau, les frais d’électricité pris en charge par l’employeur ne sont pas non plus comptabilisés dans le calcul de cet avantage. Ce sont des arguments concrets pour les gestionnaires de flotte qui cherchent à structurer leur politique de mobilité électrique.
Ce qu’il faut vérifier avant de signer un contrat
Tous les contrats de location ne se valent pas. Un bon accord doit couvrir la maintenance préventive et curative, le support utilisateur, les interventions techniques et les mises à jour logicielles. Les bornes proposées doivent être communicantes (Ethernet ou Wi-Fi), compatibles OCPP 1.6 et équipées d’un compteur MID, indispensable pour refacturer les consommations aux collaborateurs. La puissance dépend de l’usage : 7 kW suffisent pour une recharge nocturne à domicile, mais un site d’entreprise gagnera à opter pour 11 ou 22 kW. Une étude préalable du tableau électrique, des gaines et de la capacité du réseau reste incontournable avant toute installation.

