Immatriculée ou pas, puissante ou modeste, chaque moto a son histoire, et parfois, un privilège qui échappe à la majorité. Certaines catégories de deux-roues échappent encore à l’obligation du contrôle technique, malgré l’entrée en vigueur progressive des nouvelles règles. Les motos de collection immatriculées avant 1960 et les véhicules utilisés exclusivement en compétition figurent parmi les exceptions actées par la réglementation.
Des ajustements sont attendus en 2025, modifiant le calendrier et les critères applicables selon l’âge, la puissance ou l’usage du véhicule. Les propriétaires concernés doivent suivre de près l’évolution des textes officiels pour éviter tout risque de sanction.
Le contrôle technique moto en 2025 : ce qui change pour les deux-roues
La donne évolue pour les conducteurs de deux-roues motorisés. Dès 2025, le contrôle technique moto s’étend progressivement à une grande partie des véhicules. Sont concernés tous les modèles dépassant 125 cm³, motos, scooters, quads et tricycles à moteur, mis en circulation avant le 1er janvier 2017. Pour les autres, la règle s’appliquera lors de leur date anniversaire de mise en circulation.
Ce premier contrôle technique devra s’effectuer dans un centre agréé. La liste des points à vérifier est claire : sécurité routière en tête, contrôle de l’éclairage, du freinage, des pneus, mesure des émissions sonores et polluantes, vérification du cadre et de la plaque d’immatriculation. À la fin du processus, une vignette officielle certifie la conformité du véhicule. En cas de défaillances majeures, impossible d’y couper : il faut réparer avant de revenir pour une contre-visite.
Le prix du contrôle technique reste variable selon les centres et la région : attendez-vous à un tarif entre 50 et 80 euros, chaque garage fixant son propre montant. Les centres de contrôle s’équipent désormais pour accueillir les motos : bancs de freinage adaptés, outils de mesure sonore, personnel formé pour évaluer chaque catégorie de véhicules motorisés à deux ou trois roues.
Anticiper son rendez-vous devient indispensable, sous peine de s’exposer à une amende lors d’un contrôle routier ou d’une vente. La réglementation marque ainsi une nouvelle étape dans l’entretien du parc et la responsabilisation des conducteurs de motos, scooters et quads.
Quels véhicules échappent au contrôle technique obligatoire ?
Des exceptions jalonnent la réglementation. Certaines motos non soumises au contrôle technique s’en distinguent, grâce à leur statut ou leur usage particulier. Le texte vise en priorité les véhicules de collection immatriculés avant le 1er janvier 1960 : ces engins, choyés par des passionnés et rarement utilisés pour le quotidien, ne sont pas concernés par la nouvelle règle.
Autre cas à part : les véhicules utilisés en compétition, à condition qu’ils soient licenciés auprès de la fédération française de motocyclisme. Attention : ce privilège ne s’applique que si la moto ne circule pas sur route en dehors des événements ou des périodes d’entraînement autorisées. Peu de personnes sont concernées, mais la précision a du poids pour les adeptes du paddock.
Pour y voir plus clair, voici les principales catégories de deux-roues qui échappent à l’obligation :
- Motos de collection : immatriculées en collection avant 1960
- Motos de compétition : titulaires d’une licence délivrée par la fédération française de motocyclisme
La loi exclut également les véhicules non immatriculés, ceux dédiés à un usage strictement privé, sur terrain fermé ou exploitation agricole, qui ne sont jamais autorisés à circuler sur route ouverte. Pour déterminer la règle applicable, il faut s’attarder sur la catégorie, la nature et la date de mise en circulation de chaque engin. La démarche se veut précise, sans place au flou, et chaque profil de deux-roues trouve sa place dans ce classement.
Motos anciennes, quads, scooters : des cas particuliers à connaître
Certains véhicules dérogent à la règle générale. Les motos anciennes profitent d’un traitement spécifique : si la moto est immatriculée en collection avant 1960, elle n’est pas concernée par le contrôle technique. Ce dispositif vise les collectionneurs qui prennent soin de ces pièces rares, davantage exposées lors d’expositions ou de balades occasionnelles que sur les trajets quotidiens. Ici, tout repose sur la mise en circulation du véhicule.
Les quads ne sont pas tous logés à la même enseigne. Ceux homologués pour la route, classés dans la catégorie des véhicules motorisés à quatre roues, sont dans le viseur du contrôle technique. À l’inverse, les quads de loisirs ou agricoles, non homologués et utilisés exclusivement sur des terrains privés, échappent à l’obligation. Pour faire la différence, il suffit de vérifier la catégorie officielle et la présence d’une plaque d’immatriculation.
Pour les scooters, la règle change selon la puissance et l’immatriculation. Les modèles de moins de 50 cm³, bien visibles en zone urbaine, ne sont pas concernés par le contrôle technique. Dès que la cylindrée grimpe, la réglementation s’applique si la date de mise en circulation l’exige.
| Véhicule | Sujet au contrôle technique ? | Condition |
|---|---|---|
| Moto collection (avant 1960) | Non | Immatriculée « collection » |
| Quad de loisirs | Non | Non homologué, usage privé |
| Scooter 50 cm³ | Non | Cylindrée inférieure à 50 cm³ |
La réglementation se précise chaque année, mais c’est l’examen attentif de chaque catégorie de deux-roues et de quad qui permet de savoir si le passage en centre de contrôle technique est requis ou non.
Sanctions, revente, assurance : comprendre les conséquences d’un défaut de contrôle technique
Faire rouler un véhicule sans contrôle technique valide, lorsqu’il est soumis à la réglementation, expose à des conséquences immédiates. Les forces de l’ordre ne font pas dans la demi-mesure : verbalisation sur-le-champ, amende forfaitaire de 135 euros, et dans certains cas, immobilisation du véhicule. L’infraction apparaît sur le procès-verbal, mais aussi dans le dossier du propriétaire.
Au moment de vendre une moto ou un scooter, le contrôle technique vente est indispensable pour tout véhicule concerné. L’acheteur réclame un rapport prouvant l’état du deux-roues. Sans ce document, la transaction s’arrête net, et le vendeur engage sa responsabilité devant la loi. Impossible d’obtenir une carte grise au nom du nouvel acquéreur sans ce justificatif.
En cas d’accident, les conséquences sur l’assurance peuvent être lourdes. L’assureur peut refuser d’indemniser, invoquant la non-conformité au code de la route. Même l’indemnisation des tiers risque d’être remise en question si la sécurité du véhicule était compromise par l’absence de contrôle.
Pour résumer concrètement les risques encourus, voici les points à ne pas négliger :
- Amende forfaitaire : 135 €
- Vente impossible sans contrôle technique valide
- Assurance susceptible de refuser l’indemnisation
Une attention rigoureuse à la plaque d’immatriculation et à la mise en circulation s’impose : toute anomalie peut ouvrir la porte à des litiges, voire à l’annulation pure et simple de la vente ou du contrat d’assurance. Pour les deux-roues, la vigilance n’a jamais autant compté. La route n’attend pas, mais le respect des règles, lui, ne souffre aucune exception.


