Les légendes de la moto qui ont marqué l’histoire des circuits

Fait partie du panthéon de sa discipline est l’objectif de tous les athlètes de haut niveau. Mais il n’y a que peu d’élus et c’est le cas pour les motos, où 5 coureurs se distinguent parmi tous les autres, même si un certain Marc Marquez n’est pas loin !

À 26 ans, Marc Marquez vient d’ajouter un sixième titre mondial à son palmarès dans la catégorie reine, après une victoire éclatante au GP de Thaïlande. Avec 53 succès en MotoGP, il talonne déjà la légende australienne Mick Doohan et se rapproche des sommets établis par Agostini et Rossi. Un tracé fulgurant pour ce pilote qui a encore toute une carrière devant lui. Pour comparer : Valentino Rossi, l’inépuisable, affiche 40 ans au compteur et reste en lice, témoin vivant de la longévité dans ce sport. Marquez, quant à lui, frappe à la porte des géants : le top 5 des pilotes qui ont façonné l’histoire de la moto. Voici leur portrait.

Mick Doohan (Australie)

Entre 1994 et 1998, l’Australien domine sans partage en MotoGP, raflant cinq titres d’affilée. Un règne sans contestation, interrompu en 1999 par un nouvel accident survenu lors du Grand Prix d’Espagne. Cette blessure, jambe et bras fracturés, le pousse à quitter la scène, laissant derrière lui une empreinte indélébile et une dix-septième place pour sa dernière saison. Son style de pilotage agressif, sa capacité à revenir après des chutes terribles en font l’un des pilotes les plus respectés du paddock.

John Surtees (Royaume-Uni)

En 1955, Surtees rejoint Norton, avant de mener MV Agusta vers la première marche d’une longue série de titres. De 1958 à 1960, il accumule 32 victoires sur 35 courses, ne quittant jamais le podium et signant autant de meilleurs tours. À la fin de sa carrière moto, il totalise sept couronnes mondiales, réparties entre les catégories 350 cc et 500 cc. Et ce n’est pas tout : Surtees reste le seul à avoir décroché un titre mondial en Formule 1, en 1964. Une double casquette rare, saluée à la fois sur deux et quatre roues.

Mike Hailwood (Royaume-Uni)

Surnommé « Mike the Bike », Hailwood n’a pas volé sa réputation. Neuf titres en Grand Prix, quatorze victoires sur le Tourist Trophy : son palmarès force le respect. Dès 1961, il marque les esprits en devenant pilote officiel Honda, enchaînant trois victoires TT (125, 250 et 500) en moins d’une semaine. La même année, il décroche le titre GP 250. Il rejoint ensuite MV Agusta en 1962, devenant le premier à aligner quatre titres consécutifs en GP 500. En 1964, Hailwood signe un nouveau record de vitesse avec une moyenne de 233 km/h sur le circuit de Daytona. De retour chez Honda en 1966, il ajoute quatre titres supplémentaires en 250 et 350 cc, confirmant son statut de phénomène. Comme Surtees, il s’essaie aussi à l’automobile, avec un certain panache.

Giacomo Agostini (Italie)

Avec 15 titres mondiaux et 123 victoires, Giacomo Agostini surclasse toutes les statistiques du Grand Prix. En 1965, il rejoint MV Agusta et montre l’étendue de son talent en remportant son premier Grand Prix au Nürburgring. Ce n’est que le début : 13 titres, dont 6 en 350 cc et 7 en 500 cc, tombent dans son escarcelle avec la marque italienne. Puis Agostini passe chez Yamaha, prend le temps de dompter la mécanique deux-temps, mais finit par s’imposer à nouveau, décrochant une couronne en 350 cc en 1974 et une autre en 500 cc en 1975. Ses succès tiennent autant à ses qualités de pilote qu’à la performance de ses machines, MV Agusta puis Yamaha YZR. Véritable référence, il incarne la domination des années 60-70.

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Valentino Rossi (Italie)

À 40 ans, Rossi continue d’occuper la scène MotoGP, là où d’autres auraient déjà raccroché. Même s’il semble loin d’un nouveau titre mondial, la constance, la passion et la technique dont il fait preuve inspirent le respect. Son compteur affiche 115 victoires, un record que seul Agostini devance. Mais Rossi brille par sa combativité, sa capacité à remettre son pilotage en question, son souci du détail et l’implication sans faille de son équipe technique. Internationalement, il reste le pilote le plus reconnu de sa génération, éclipsant bien des concurrents par son charisme et son palmarès. Par son parcours, sa personnalité et sa longévité, Rossi s’impose naturellement comme la figure centrale de ce quinté légendaire.

À chaque départ de course, ces noms résonnent encore dans les paddocks et sur l’asphalte. Qui sera le prochain à bouleverser l’ordre établi ? Le chronomètre tourne, la légende s’écrit à chaque virage.

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